Togo, Faure Gnassingbé interpellé sur la sécurité des journalistes

Patronat de la Presse Togolaise (PPT)Suite aux agressions, filatures et fouilles dont ont été l’objet deux journalistes togolais dans la récente période, le Patronat de la Presse Togolaise (PPT), écrit à Faure Gnassingbé et l’invite à prendre des mesures qui s’imposent pour veiller à la sécurité des journalistes à quelques mois seulement de la présidentielle de 2015.

Dans une correspondance en date du 31 octobre 2014, le Patronat de la presse togolaise (Ptp), informe le numéro un togolais, des agressions dont les journalistes continuent d’être la cible. Le patronat revient sur le cas de deux journalistes notamment celui de Josias Tsatsu, directeur de publication du journal le Panorama, intercepté le 15 octobre dernier par deux individus à moto qui l’ont soumis à une fouille de même que celle de son véhicule avant de proférer à son encontre des menaces. Il constatera plus tard qu’il a été suivi jusqu’à son domicile par les mêmes personnes. La saisine des autorités de la police judiciaire est restée sans suite à ce jour ce ; une attitude qui n’est pas de nature à rassurer monsieur Tsatsu qui craint pour sa vie.

Le second cas relevé au chef de l’état concerne Bossou Koudjo directeur de publication de Pipo Magazine, passé à tabac par un gendarme. Le journaliste revenait d’un reportage du port autonome de Lomé où Faure Gnassingbé aux côtés de Vincent Bolloré a inauguré le 3èm quai. Il a été victime de cette violente agression peu avant le passage du cortège présidentiel.

A quelques mois seulement de la tenue de la présidentielle de 2015, le Patronat de la presse togolaise se dit fortement préoccupés par la sécurité des professionnels des médias.

« Le Patronat de la Presse Togolaise tient à attirer votre attention, Excellence Monsieur le Président de la République, sur ces cas répétés, qui sont de nature à polluer l’environnement sécuritaire des journalistes, à la veille des échéances électorales ». Peut-on lire dans cette lettre ouverte dont ampliation est faite à certains ministres, aux représentations diplomatiques, aux organisations de défense des droits de l’homme et aux médias.

Les agressions, menaces et intimidations vis-à-vis des journalistes sont légions et ce n’est pas la première fois que le chef de l’état et son gouvernement sont interpellés mais bien souvent c’est silence radio.

Fabbi Kouassi

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.