Dans l’attente de l’habituel vain discours de Faure Gnassingbé

Faure Gnassingbé
Faure Gnassingbé

Faure Gnassingbé
Faure Gnassingbé
Par togo-online
Le poète serait déjà à l’œuvre pour produire aux lecteurs, des balivernes qui ne ressemblent généralement qu’à des vains mots prononcés à l’endroit des maux qui minent la cité. Le but est de bluffer le peuple, endormir les esprits éteints, clochardiser les victimes de la gouvernance assez médiocre dont fait preuve le prince…

Chaque fin d’année, le prince se prête à cet exercice moqueur à travers lequel il fait le couplage d’effets d’annonces. L’on se souvient des grandes lignes de ces balivernes que Faure Gnassingbé a prononcées le 31 décembre 2014. Au-delà du fait de dire clairement et malhonnêtement qu’une minorité s’accapare des richesses du pays, Faure Gnassingbé, à travers cette brulure usurpée, a remis en cause sa responsabilité, sa capacité, sa compétence, sa légitimité, sa crédibilité… d’assurer la protection des togolais et la redistribution équitable de ses biens. Faure Gnassingbé a écarquillé les yeux. Il a constaté que la misère qu’il inflige sans cesse aux Togolais a fini par fabriquer des clochards, transformés en conducteurs indélicats qui se sont abonnés au phénomène zémidzan afin de joindre les deux bouts et nourrir leur famille. Cette activité qui a vu le jour dans les années 1990 où le Papa Gnassingbé renforçait la misère des togolais, est vu par le fils comme un outil qui rend service à la majorité des togolais. Ainsi donc, a-t-il décidé de frapper dans cette plaie pour tromper la vigilance du peuple togolais, faire croire qu’il compatit à sa misère, alors que celui-ci n’a rien montré que sa joie de voir la majorité de son prétendu peuple croupir dans le cachot du désespoir.

Parlant de la minorité qui s’accapare les ressources du pays, entre le jour de cette déclaration et la fin de cette année, le pourcentage de pillage des biens du pays a grimpé de plus de 50%. Il suffit juste de faire le tour de la capitale pour constater les visages fermés des togolais qui s’alignent derrière cet éternel refrain : « étiko nami, milé dou aya nto… », « nous sommes fatigués, nous souffrons trop… ».

Ce refrain redondant fait la fierté de Faure Gnassingbé et sa bande de pilleurs professionnels qui s’en réjouissent. La preuve, le tout puissant président Faure dit lors de sa campagne d’achat de la conscience en période électorale que « miantowo minya bé nyé mponanupo sugbo », « vous-même vous savez que je ne parle pas beaucoup ». Ce qui veut dire tout simplement que Faure n’a que faire de la souffrance du peuple Togolais. Le fait même d’ériger en règle, la mauvaise habitude de ne s’adresser à son peuple qu’une seule fois l’an, constitue la preuve que Faure Gnassingbé ne se soucie nullement du peuple Togolais. Lorsqu’il y a mort de souri en France ou dans d’autres pays au monde, le joli papillon prend les airs avec l’argent du contribuable togolais juste pour aller pleurer. S’agissant de l’assassinat par son armée des compatriotes togolais, Faure se tait, tout simplement parce qu’il ne parle pas beaucoup. L’autre preuve, prenant l’exemple des tristes faits assez têtus de 2005, ceux de Dapaong, Gléï et Mango, l’on constate avec amertume qu’en dehors de la misère impitoyablement infligé au peuple togolais, Faure Gnassingbé dispose d’une armée-marionnette prête à tuer le peuple qui oserait défier l’autorité du tout puissant prince.

Pour ne citer que ces faits marquants qui doivent vraiment parler au peuple togolais, le situer par rapport à l’état de décrépitude avancée de la situation qu’il vit. C’est donc vrai ce que les ancêtres racontent : « un morceau de bois, après plusieurs années passées dans l’océan, ne saurait se transformer en caïman ».

Dire que Faure viendra, peut-être, surtout qu’il ne parle pas beaucoup, dire le 31 décembre prochain, qu’il va fabriquer du miel, du sucre… serait un leurre. Dans nos communautés, nos grands-parents ont toujours soutenus que les enfants qui ne parlent pas beaucoup sont insouciants, méchants, haineux… Ils les appellent souvent dans notre dialecte « amé nikpi ». C’est celui-ci qui nous gouverne et s’il le fait de main de fer, ce n’est pas surprenant. Les gens qui sont auteurs, co-auteurs, complices et co-complices de l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir doivent à partir de cet instant, constater la gravité de leur gloutonnerie qui n’a fait que faire du jeune dictateur né, un véritable démon, un loup-garou qui dévore sa propre famille. Qu’en est-il du peuple togolais qui cri sans cesse le ras-le-bol face à la dynastie des Gnassingbé ?

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