Quand l’Église Catholique du Togo dénonce Faure Gnassingbé

Quand l'Église Catholique du Togo dénonce Faure Gnassingbé

Quand l'Église Catholique du Togo dénonce Faure Gnassingbé

Malgré les sympathies et affinités officieuses de certains prelats catholiques et malgré la puissance attractive que l’argent et des cadeaux du pouvoir mafieux et pilleur du regime exerce mème sur ses leaders qui parfois ont aussi capitulé comme les autres humains fragiles et incoherents, l’Église catholique (me limitant à celle qui est plus en vue) reste cependant debout au milieu du village, dans sa dignité et liberté de parler haut et fort et de poser des actes courageux, prophetiques. Elle tient à ètre respectée et à prendre en consideration son apport noble, positif et continu pour le bien de ce pays dont ses membres sont aussi fils et filles et dont certains d’entre eux occupent des postes de responsabilité élevés.

Pour un regime dont le patron est baptisé catholique à sa naissance à Afanya par un vieux misionnaire combonien italien et qui se plait à se montrer “ami des Papes” auprès de qui il quemande des audiences pour un show mediatique inutilement degoùtant pour les services du Vatican (l’auteur de ce posting en sait quelque chose…) mais aussi pour un gouvernement dont le Ministre des affaires étrangères (Robert Dussey) exhibe sans scrupules son passé de séminariste franciscain, “ami” de la prestigieuse organisation romaine “San Egidio” et dont aussi Premier ministre même, Kwesi Ahoomey-Zunu, est fier de se proclaimer chrétien catholique “ami” (plus qu’envahisseur et toléré bien sùr) des évêques et des prêtres, la position prise par l’Église catholique concernant sa non-particpiation à l’observation du prochain scrutin présidentiel est un vrai camouflet et une protestation sans ambages.

Pour un parti au pouvoir qui finance des soi-disant pasteurs à coups de millions de nos francs volés du tresor public qui debitent désormais sans masques et en plein jour, des mensonges ahuries sous le manteau de fallacieuses visions ou prophéties présentant Faure Gnassingbé comme “Messie, élu et réélu de Dieu pour le Togo avec une nouvelle et prochaine onction de consecration populaire” à travers une victoire clamée d’écrasante le 25 avril prochain, le courage de l’Eglsie catholique de parler clair au prince en cette situation est une bravoure à saluer.

Pour un gouvernement où le ministre de la justice se proclame pasteur, homme de Dieu mais qui reste sourd aux pleurs et aux gémissements des citoyens criant justice et cyniquement aveugle devant les violations massives et évidentes des droits humains; pour un gouvernement où Mr le minsitre Révérend pasteur se promème de campagnes d’évangélisations en campagnes d’évangélisation bruyamment mediatisées et toujours financés par les caisses noires d’une minorité de vautours et pilleurs du régime croyant ainsi endormir le peuple sur les abominations et crimes commis par son patron, l’Église catholique, en refusant de ne pas faire partie des organisations qui s’engagent à observer l’élection du 25 Avril 2015, montre que pas toutes les communautés religieuses chrétiennes acceptent de courber l’échine devant Pharaon ou Néron de notre temps , ici au Togo.

Sur cette VERITABLE “J’ACCUSE” l’Église catholique du Togo et de sa commission Justice et Paix, il convient de noter les aspects suivants:

1- Une contestation larvée de l’autoproclamation de Faure Gnassingbé en 2010 comme vainqueur de l’élection présidentielle : Decidement le contenu du Rapport d’observation de l’élection présidentielle de 2010 par la commission épiscopale Justice et Paix du Togo mandatée par la haute hiérarchie catholique, même si non publié par le gouvernement censé le faire, n’est pas en faveur des thèses triomphalistes de l’usurpateur Faure Gnassingbé. Il y a des circonsntances, des événements au cours desquels, les non-dits sont plus éloquents que les paroles et nous sommes devant un tel cas. Les évêques semblent affirmer que la proclamation faite par Mme Angèle Aguigah, la presidente d’alors de la CENI (une “catholique fervente” –quelle ironie du sort-), est un pur mensonge servi au peuple.

2- Les recommandations de la CVJR ne sont pas un jeu d’enfants auxquel l’Église s’est livrée pour amuser la galerie et plaquer la colère du peuple et la nécessaire justice et reparation. Le Président doit honorer sa parole et ses engagements vis-à-vis du peuple, de l’Église et de la communauté internationale.

L’Église ne veut donc point servir de caution morale pour un régime sans foi ni loi qui ruse et abuse de la confiance d’institution aussi crédible et impartiale comme les confessions religieuses les plus signifcatives dans le pays. Les recommandations de la CVJR sont toujours d’actualité et tant que le pouvoir de Faure Gnassingbé ne les met pas en pratique il ne trouvera plus l’Église “à ses cotés” pour travailler dans le sens du bien commun mais se cherchera elle-mème d’autres voix pour le même service, et cette fois-ci avec plus de liberté et de courage.

3- Les réformes constitutionnelles et institutionnelles sont toujours de rigueur et les escamoter n’est pas un acte responsible digne de dirigeants d’un pays.

On sait combien l’Église s’est investie à fond dans la recherche difficile et délicate afin de trouver une base démocratique, consensuelle et raisonnable pour sortir de la crise aiguë née des violences, massacres et crise sociopolituqe en 2005. On sait aussi comment l’Église a continué sa mission de médiation, facilitations et ballets diplomatiques pour que l’APG soit concretisé en vue de sortir de la situation inacceptable dans laquelle vit le pays.

En insistant ou en revenant sur la non-application de cet APG, l’Église catholique entend denouncer la duplucité, le mensonge et la mauvaise foi surtout du gouvernement qui est principalement l’unique responsible de la situation que nous vivons encore. Certes, l’Église ne dit pas qu’il faut arrèter le processus électoral en cours mais elle tient à rappler que l’État a pris des engagements qu’il n’a pas honorés, des promesses qu’il n’a pas realisées, trahissant ainsi la confiance qui lui était accordée par elle (Église) et par le peuple.

En conclusion, nous disons ceci: Pour qui a des yeux et voit; pour qui a des oreilles et entend; pour qui a de l’entendement et sait réfléchir par lui-mème et pour qui a de l’amour pour la patrie qu’il veut servir dans la verité et la justice, la position de l’Église catholique refusant d’envoyer une équipe en son nom pour observer l’élection du 25 Avril prochain, est un jugement négatif du régime en place, une condamnation et un discrédit prononcé sur Faure Gnassingbé et son système UNIR/RPT. Le peuple qui n’est pas stupide mais a acquis une bonne maturité politique renforcée d’ailleurs par les humiliations et les souffrances à lui infligées par ce régime mafieux et dictatorial de près de 50 ans saura agir en responsable dans les urnes et saura manier l’arme fatale –le bulletin de vote- pour abattre démocratiquement son bourreau.

Soulignons aussi et clairement que la position actuelle de l’Église exprimée sur les trois points mentionnés (Rapport d’observation électorale de 2010, les recomandations de la CVJR, l’APG) n’est en rien synonyme d’appel au peuple togolais au boycott ou à l’abstention ou encore à l’arrèt du processus électoral en cours. On peut utilement rappeler que cette Église a appelé ses fidèles et autres croyants à prier pour une élection apaisée, democratique et transparente. Un programme d’éducation citoyenne en periode électorale est d’ailleurs d’actualité sur Radio Maria (Radio de l’Église catholique au Togo) écoutée sur tout le territoire national.

La nuit a été longue, mais le jour vient!

Dieu bénisse le Togo!

Jean-Baptiste

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