Le MMLK, embarrassé par la présence des services de contrôle routiers sur la voie Lomé-Vogan-Anfoin

Le MMLK, embarrassé par la présence des services de contrôle routiers sur la voie Lomé-Vogan-Anfoin
Vue partielle de la voie Lomé-Vogan-Anfoin

Par Serge Lemask
La présence régulière des services de contrôle routier sur la voie Lomé-Vogan-Anfoin dite « route de la honte », pour vérifier l’état des engins, embarrasse le Mouvement Martin Luther King (Mmlk). Dans un communiqué dont copie nous est parvenue, le Mmlk a plaidé pour un sursis des contrôles routiers sur cette voie jusqu’à ce qu’elle soit réaménagée.

C’est un secret de polichinelle. La voie Lomé-Vogan-Anfoin, décapitée par les ministres Ayassor et Gnofam qui ont allégué avoir alloué une partie du financement destinée à son aménagement, à l’achat des équipements pour l’entreprise CECO BTP, est un véritable enfer pour les usagers et riverains avec toutes les conséquences désastreuses.

« Alors que les automobilistes et les motocyclistes circulent avec des soucis et des peines sur cette voie et appellent de tous les vœux à la reprise imminente des travaux, il est embarrassant que les services du contrôle routier par leur présence quotidienne sur cette voie, augmentent les sentiments d’animosité, de douleur, de colère et d amertume de ces usagers », déplore le Mmlk.

A en croire le Mouvement, ce contrôle routier n’étant pas gratuit ni facultatif, mais un service payant, les conditions des usagers se compliquent davantage, eux qui souffrent déjà de l’amortissement de leurs engins.

Et donc « s’il est normal et justifié de faire régulièrement le contrôle routier pour s’assurer de l’état des véhicules et des motos qui circulent sur nos routes, il est évident que l’état de ces routes, soit décent et praticable », estime le Mmlk.

Aussi, recommande t-il au gouvernement d’observer un état de grâce et de tolérance sur cette route jusqu’à ce qu’elle soit réaménagée avant la reprise du contrôle routier.

Rappelons qu’il y a quelques jours, les riverains de cette voie ont crié leur ras-le-bol. Fatigués de respirer à longueur de journée, les cyclones de poussières que dégage cette route aux passages des véhicules, ils ont bruyamment manifesté pour exiger la reprise des travaux.

Néanmoins, le ministre des Infrastructures, Ninsao Gnofam, « l’artisan spécial » des malheurs de ces riverains, n’est pas sorti de son silence coupable.

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