Atikoume : Les faits après la manifestation du samedi 02 décembre 2017

Atikoume : Les faits après la manifestation du samedi 02 décembre 2017
Image illustrative

Par Serge Lemask, togo-online.co.uk

Il y a eu de l’électricité en l’air à Atikoumé samedi soir après la manifestation de l’opposition. Les forces de l’ordre ont même fait usage de grenade lacrymogène pour disperser la population. Les faits tels que relatés par une source proche de la coalition.

Au niveau d’Atikoumé des éléments de la gendarmerie empêchaient des manifestants d’emprunter la voie d’Atikoume pour aller vers Gta. Tous les usagers de la route habillés aux couleurs de partis ou du drapeau togolais étaient systématiquement déviés.

Mme Adjamagbo Johnson qui rentrait chez elle, habillée aux couleurs du drapeau togolais s’est retrouvée dans la même situation que les manifestants.

Elle a voulu savoir pourquoi ce tri qui entraîne la déviation de certains. Les gendarmes lui ont répondu qu’ils exécutent des ordres. Elle a protesté contre ce tri inique rappelant que c’est une atteinte à la liberté de circuler et de manifester et qu’il est digne de l’époque nazi.

Elle a saisi par téléphone les ministres Yark puis Boukpessi et tous deux ont dit que ce n’est pas normal et qu’ils vont faire le nécessaire. 15 minutes après la situation n’a pas évoluée. Elle rappelle les deux ministres et seul l’escorte de Yark décroche et lui dit que son patron fait sa prière et qu’il rappellera.

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Décidée à faire respecter le droit, elle attend et calme la foule de plus en énervée. 45 minutes plus tard le détachement sur place reçoit un renfort et des projectiles de gaz lacrymogènes pleuvent. La voiture dans laquelle se trouve Adjamagbo Johnson est atteinte par un projectile juste sous la vitre de portière avant où elle était assise. C’est la dextérité de Victor Djogbessi qui conduisait sa Sg qui leur a permis de se dégager et rentrer indemne à la maison.

C’est en ce moment que ministre Boukpessi rappelle pour lui demander si tout va bien. Elle lui dit son indignation et a déploré cette situation au moment même où on parle de mesures d’apaisement. Elle a promis saisir les autorités de Guinée et du Ghana afin qu’elles découvrent mieux la vraie nature de régime que nous combattons.

Rappelons que le jeudi 30 novembre, elle s’était rendue avec Jean Kissi devant l’État major pour constater de visu que des militaires obligeaient tous ceux qui étaient habillés en rouge à rebrousser chemin .A l’officier des FAT qui a remarqué sa voiture et est venu vers eux, elle demande pourquoi de tels agissements. L’officier très correct il faut le souligner et avec un respect lui a dit qu’ils exécutent des ordres.

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Naturellement le plaidoyer et les protestations de la Sg de la Cdpa n’ont rien donné devant l’État major comme à Atikoume.

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