LE GHANA VEUT PLOMBER SA DÉMOCRATIE ET SA JUSTICE

LE GHANA VEUT PLOMBER SA DÉMOCRATIE ET SA JUSTICE
Nana Akufo-Addo

Par Anani fifa

La beauté du Ghana ne se repose pas seulement sur les immeubles à architecture géniale, mais aussi de part ses principes démocratiques avec une justice équitable et enviable. Touts ces atouts qui font de ce pays un bel exemple dans la sous-région semblent être remis en cause pour raison du sort réservé aux togolais arrêtés le 28 octobre dernier à accra lors des manifestations contre le régime sanguinaire de Faure gnassingbé.

Ces derniers, au nombre de 26, étaient arrêtés bien que les dispositions et mesures administratives aient été prises ensemble avec les autorités ghanéennes.

Le dossier est vide mais la justice ghanéenne semble jouer au flou kafkaïen donnant raison à ceux qui disent qu’elle est de connivence avec le pouvoir de Lomé pour mener la vie dure aux togolais arrêtés puis relaxés sous caution après 04 jours de détention au commissariat de nima et de kotobabi.

Pour preuve les 26 interpellés au sein desquelles se retrouve la femme combattante Foussena DJAGBA, étaient convoqués 07 fois par la justice ghanéenne, mais à chaque fois c’est le juge qui manque au rendez-vous pour des motifs incongrus, dès fois c’est des ajournements du procès sans raison.

Une situation qui a affaibli financièrement nos compatriotes interpellés qui revenaient de très très loin voire d’autres villes du Ghana. Comme conséquence directe, 20 d’entre eux, pour raison de difficultés financières n’ont pas pu se présenter hier 09 mai 2018 lors de la 8 ème convocation du juge. Ce dernier, finalement présent et constatant les absences, a décidé à sa guise de lancer un mandat d’arrêt contre les 20 togolais pour manque de respect à la justice ghanéenne.

La décision a été prise hier à la surprise générale des avocats des interpellés . Même les Ghanéens qui sont solidaires aux togolais dans cette affaire n’en revenaient pas pour le faite que cette contorsion judiciaire se produit dans le pays du Président Nana Akufo-Addo de surcroît médiateur de la crise togolaise.

Le silence sepulcral du président ghanéen dans cette affaire inquiète plus d’un, raison pour laquelle certains analystes politiques à travers cette décision fantaisiste du juge, commencent déjà à émettre du doute sur la sincérité du président Nana Akufo-Addo dans la résolution du problème togolais.

Quelle démocratie et justice voulons nous avoir en Afrique si les juges font entorsent aux procédures judiciaires ? La justice ghanéenne subit-elle vraiment la pression des autorités togolaises ? Ce sont des interrogations que bon nombre de togolais se posent et nous attendons vivement la suite de cette affaire pour en tirer les conclusions.

LE GHANA VEUT PLOMBER SA DÉMOCRATIE ET SA JUSTICE
Des manifestants dont Foussena DJAGBA ont été arrêtés

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